Malus écologique 2025 : des changements pour les véhicules d'occasion !
Bien que le malus écologique touche surtout le marché du neuf, il s'applique aussi aux véhicules d'occasion importés. Mais attention, depuis le 1er mars 2025, la méthode de calcul de cette taxe a été modifiée, et tout le monde ne sera pas ravi !
Une réduction du malus moins linéaire qu'avant
Avant, les choses étaient plutôt simples lors d'une importation. On voyait le malus sur les émissions de CO2, ainsi que sur le poids, se réduire de 10 % par an pour chaque année écoulée depuis la première immatriculation. Ça voulait dire qu’une fois le véhicule âgé de 10 ans, il n’y avait plus de malus à payer. Mais depuis le 1er mars 2025, un système moins linéaire a été mis en place avec un "coefficient forfaitaire de décote". Ce nouveau calcul prend toujours en compte l'âge du véhicule. Par exemple, si une voiture a entre 1 et 3 mois, la réduction du malus est maintenant de 3 %, là où elle n’était auparavant pas appliquée. Avant, il fallait patienter minimum 7 mois après la première immatriculation pour bénéficier d’une remise de 10 %. Puis, entre 7 et 9 mois, ça descendait de 10 % à 9 %. Ensuite, pour les 10 à 12 mois, ça grimpait de 10 % à 12 %.
Une taxe possible jusqu'à 15 ans !
Selon les cas, ces nouvelles règles peuvent être avantageuses ou non. Actuellement, la loi dit toujours que "le montant de la taxe est nul pour les véhicules dont la première immatriculation [...] est antérieure au 1er janvier 2015." Par contre, à long terme, les véhicules de plus de dix ans ne seront plus automatiquement exemptés. En fait, le nouveau système ne prévoit une réduction de 100 % qu'après 181 mois, c'est-à-dire 15 ans et un mois. Pour les voitures de plus de 10 ans (121 mois) immatriculées après le 1er janvier 2015, la réduction descendra à 70 %. Alors, faites attention si vous envisagez d'importer. Quand viendra le moment de votre carte grise, attendez-vous à quelques surprises. Pensez à utiliser le simulateur de coût du certificat d’immatriculation proposé par l'État pour éviter les mauvaises surprises !
Le barème du nouveau coefficient forfaitaire de décote :
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De 1 à 3 mois |
3% |
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De 4 à 6 mois |
6% |
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De 7 à 9 mois |
9% |
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De 10 à 12 mois |
12% |
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De 13 à 18 mois |
16% |
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De 19 à 24 mois |
20% |
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De 25 à 36 mois |
28% |
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De 37 à 48 mois |
33% |
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De 49 à 60 mois |
38% |
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De 61 à 72 mois |
43% |
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De 73 à 84 mois |
48% |
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De 85 à 96 mois |
53% |
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De 97 à 108 mois |
58% |
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De 109 à 120 mois |
64% |
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De 121 à 132 mois |
70% |
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De 133 à 144 mois |
76% |
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De 145 à 156 mois |
82% |
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De 157 à 168 mois |
88% |
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De 169 à 180 mois |
94% |
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A partir de 181 |
100% |
Le kilométrage bientôt pris en compte
La loi de finances 2025 a prévu un changement majeur qui ne sera effectif qu'à partir du 1er janvier 2027. En plus du coefficient forfaitaire de décote lié à l’âge, l'État introduira un coefficient d'usage basé sur le kilométrage annuel. Ce coefficient variera de 0 % pour les véhicules ayant parcouru moins de 20 000 km par an à 3,5 % pour ceux ayant dépassé les 45 001 km. Les voitures qui ont beaucoup roulé bénéficieront donc d'une réduction plus importante, entraînant un malus plus faible par rapport à celles dont le kilométrage est plus faible. Comme mentionné dès novembre 2024, cela permettra de mieux apprécier la différence souvent considérable de valeur résiduelle entre des véhicules du même âge, en fonction des chiffres affichés sur leur odomètre.
Le barème du nouveau coefficient d'usage :
| Distance moyenne annuelle parcourue (en kilomètres) | Coefficient d'usage (en %) |
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Jusqu'à 20 000 km |
0% |
| De 20 001 jusqu'à 25 000 km | 1% |
| De 25 001 jusqu'à 30 000 km | 1,5% |
| De 30 001 jusqu'à 35 000 km | 2% |
| De 35 001 jusqu'à 40 000 km | 2,5% |
| De 40 001 jusqu'à 45 001 km | 3% |
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A partir de 45 001 km |
3,5% |
Une autre nouveauté piégeuse dès 2026
Pour finir, une autre nouveauté entrera en vigueur le 1er janvier 2026, et elle a suscité pas mal de débats fin 2025, souvent à cause de malentendus. Cette mesure vise à soumettre au malus certains véhicules qui ont échappé à cette taxe lors de leur première immatriculation. Contrairement à ce qui a pu être écrit, cela ne concerne pas tout le marché de l'occasion avec un barème aussi strict que pour les véhicules neufs. Cela s'applique seulement à ceux qui ont bénéficié d'une exonération, notamment ceux achetés par des personnes en situation de handicap.
Il s'agit donc de cas assez rares, mais l'impact de ce changement pourrait être considérable. La revente de ces véhicules pourrait devenir plus complexe, car les futurs acheteurs devront faire face à un malus s'ils ne sont pas en situation de handicap eux-mêmes. Pour atténuer ce coût, des règles similaires à celles des importations seront mises en place. Ainsi, le barème de la taxe au moment de la première mise en circulation sera appliqué, en tenant compte de l'âge selon le coefficient forfaitaire de décote mentionné plus tôt, puis du kilométrage à partir de 2027. Les voitures immatriculées avant le 1er janvier 2015, elles, resteront entièrement exonérées.